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Comment réduire les risques liés à la consommation de cannabis ?

1. Eviter de consommer régulièrement, la nocivité provient de l’usage régulier, comme la baisse de sensibilité ou le processus de blocage sur le produit. 5 à 10% des consommateurs sont considérés comme abusifs.

2. Le cannabis ne fait rien oublier et ne doit pas constituer un refuge. Ne pas prendre le cannabis pour justifier une flemme existentielle ou une angoisse profonde.

3. L’usager peut subir des dommages réversibles sur ses facultés de concentration, de mémorisation et de réflexion. Cesser l’usage en cas de troubles répétés.

4. Dans les cas rarissimes (0.1%) où le consommateur présenterait des troubles schizophréniques ou des crises délirantes, consultez un spécialiste.

5. Certains consommateurs abusifs et psychologiquement affaiblis peuvent se désocialiser ou perdre toute motivation. N’hésitez pas à demander de l’aide.

6. Par souci de sécurité et pour rester efficace, l’usager s’abstiendra durant son travail ou son apprentissage.

7. N’utiliser aucun véhicule ou autre activité dangereuse pendant au moins trois heures après une consommation inhalée et six heures après ingestion.

8. Les principaux risques pour la santé sont liés au joint. Fumer peut provoquer de nombreuses maladies graves : bronchite chronique, asthme, cancers, accidents cardio-vasculaire...

9. Le tabac mélangé dans le joint entraîne une dépendance à la nicotine et expose à la combustion des agents de saveurs et des conservateurs chimiques. Pour éviter cette toxicomanie, il est préférable de fumer pur.

10. L’utilisation de dispositifs destinés à rafraîchir la fumée comme un long filtre, une pipe, un bang,... diminue les brûlures des tissus de la bouche et de la gorge mais ne prévient pas l’assimilation de la plupart des substances toxiques.

11. Pour limiter les risques liés à l’inhalation, utiliser un vaporisateur qui chauffe suffisamment la plante pour libérer les principes actifs sans combustion, chaleur, goudrons et autres agents nocifs.

12. Mieux vaut manger du cannabis qu’en fumer. Renseignez-vous bien sur les modes de préparation et les quantités de substance à utiliser pour éviter des désagréments gastronomiques et le surdosage.

13. En cas d’ivresse cannabique incontrôlée, de crise d’angoisse, d’accélération cardiaque, ne cédez pas à la panique, l’overdose de cannabis n’est jamais mortelle et vous retrouverez vos capacités plus ou moins vite selon l’excès.

14. Un lieu de relaxation calme et aéré, un entourage rassurant, l’absorption d’un sucre rapide et d’un verre d’eau favorisent la redescente d’un usager incommodé.

15. Des risques supplémentaires proviennent des engrais, des pesticides et des produits de coupage utilisés par des producteurs et des dealers peu scrupuleux. Ne consommez pas les produits douteux. Consultez un médecin en cas de trouble inconnu.

16. Bien qu’il n’existe aucun système d’approvisionnement contrôlé, le consommateur doit être exigeant sur la pureté du cannabis et boycotter les produits suspects.

17. La poly-consommation de stupéfiants multiplie les risques liés aux autres substances psychotropes et peut entraîner des interactions dangereuses, notamment avec l’alcool.

18. L’automédication au cannabis ne doit se pratiquer qu’après la consultation d’une solide documentation, de préférence en concertation avec le personnel soignant.

19. Toujours se souvenir que le cannabis est classé sur la liste des stupéfiants prohibés et que son simple usage peut conduire devant les institutions policières, judiciaires et pénitentiaires.

Laurent Appel / Catalogue du Festival du Chanvre 03
Article modifié le mercredi 27 juillet 2005 15:17, Date de parution mardi 9 novembre 2004 14:14

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