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La sécheresse au Maroc met en cause la récolte de cannabis

C’est déjà la mi-juin et la récolte de cannabis s’annonce médiocre dans cette zone agricole située entre Fès et le Rif. "Pas médiocre, catastrophique", tranche l’homme qui fait office de guide, un enseignant de Rafsaï, la principale ville de cette région du Maroc. "Habituellement, il tombe près de 1 000 mm d’eau par an. Pour 2004-2005, les précipitations n’ont pas dépassé 250 mm", ajoute-t-il. Le cannabis, comme l’orge, souffre terriblement de la sécheresse. Et si la culture en est officiellement interdite, le Maroc en est le premier producteur et le premier exportateur au monde.

La surface cultivée a été réduite

La superficie des terres cultivées en cannabis dans le royaume a diminué de 10%, passant de 134 000 hectares en 2003 à 120 500 hectares en 2004, a indiqué samedi 25 juin un responsable du ministère de l’intérieur, M. Zerouali.

La baisse la plus importante (54%) a été enregistrée dans la province d’Al-Hoceïma, une région pauvre et enclavée du nord du royaume, a-t-il précisé. Selon lui, la réduction de 10% des terres cultivées en cannabis en 2004 est un "succès" dû aux efforts menés contre les réseaux de trafic.

Une étude publiée en décembre 2003 avait indiqué que les cultivateurs ne tiraient du trafic de cannabis que 214 millions de dollars (163 millions d’euros) par an, alors que le chiffre d’affaires généré par cette production sur le marché mondial s’est élevé à 12 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros).

La production globale en 2003 avait été estimée à 47 400 tonnes de cannabis, dont on a tiré 3 080 tonnes de résine (haschisch), commercialisées pour l’essentiel en Europe. ­(AFP)

L’enseignant préfère rester anonyme car les curieux, surtout s’ils sont étrangers, ne sont pas les bienvenus ici. Les agriculteurs s’en méfient comme de la peste. Les autorités les surveillent.

Dans le milieu des années 1990, le cannabis était inconnu dans la région. Juchée à 400 m d’altitude, Rafsaï vivait plutôt chichement de ses champs de céréales, de ses plantations d’oliviers et de figuiers, et d’un peu d’élevage. On ne comptait qu’un seul tracteur dans les environs et personne ou presque n’avait eu entre les mains un billet de 200 dirhams (l’équivalent de 20 euros). A l’image de leurs aînés, pour beaucoup de jeunes, s’enrôler dans l’armée était la porte de sortie obligée. Une partie non négligeable de l’encadrement des Forces armées royales (FAR) est d’ailleurs originaire de la région.

RECONVERSION SANS LENDEMAIN

Mais à la fin des années 1990, tout a changé. Les personnalités politiques locales ont incité les agriculteurs à suivre l’exemple de leurs voisins rifains et à préférer la culture du cannabis à celle des céréales pour améliorer leurs revenus. L’idée était bonne du point de vue économique. La région a des printemps ensoleillés et l’eau, en temps normal, ne manque pas. Une rivière, l’oued Oulaÿ, permet même d’irriguer les parcelles qu’elle traverse.

Les premières années de sa reconversion, Rafsaï a connu un miracle économique. Les lopins de cannabis ont fleuri entre les champs d’orge ou sous les oliviers. Surgis d’on ne sait où, les acheteurs ont suivi avec leurs billets de banque et des systèmes de collecte mystérieux. Les meilleures années, les marchands offraient 7 000 dirhams pour un kilo de résine de cannabis, soit davantage que le salaire d’un enseignant. Tout le monde a profité de la manne. "Il y a eu un enrichissement général. Les boutiques de boucher se sont multipliées. Les paraboles de télévision ont fait leur apparition. Des fruits dont on n’avait jamais vu la couleur comme le kiwi, l’ananas ou la mangue ont fait leur apparition au souk tout comme les téléphones portables et les véhicules tout-terrain. Les femmes étaient mieux habillées et les jeunes filles ont été envoyées à l’école, alors que jusque-là elles aidaient leurs parents aux champs", raconte le guide.

Mais depuis, la sécheresse est venue remettre en cause cet essor. Cette année, le rendement des céréales est en chute libre, les oliviers ne donneront guère et la récolte de cannabis, à la fin de l’été, s’annonce fort médiocre. Les cultures qui jouxtent la rivière pourront être sauvées mais l’essentiel de la récolte, faite sur les flancs de la montagne, est compromise.

Pour ajouter à la déprime des habitants, le préfet de région a décidé d’appliquer les consignes venues de la capitale et de lutter contre la prolifération du cannabis dans la région.

Début juin, des fonctionnaires sont donc arrivés à l’improviste et ont détruit des champs de kif à quelques dizaines de kilomètres de Rafsaï en les aspergeant de produits chimiques. "S’ils débarquent ici, on ne pourra rien faire et ça va recréer de la misère", assure un jeune électricien, Aziz. D’autant que les cultures de substitution manquent. Les autorités ont évoqué l’idée de relancer la culture de plantes médicinales, paraît-il très nombreuses, et celle des essences de parfum. Mais chacun est convaincu que rien ne remplacera la culture du cannabis pour développer la région.

Jean-Pierre Tuquoi Le Monde du 28.06.05

Article modifié le vendredi 10 février 2006 00:18, Date de parution lundi 4 juillet 2005 18:14

Forum de l'article

> La sécheresse au Maroc met en cause la récolte de cannabis
oui y faut du chittte en europe et pas un peu le maroc doit vendre cela pour s armee et se proteger dommage que c est pas l egaliser partout les neerlandais eux sa fait longtemps qui on comprit et diebbb aussi bien connue et c est pas avec du mais crame qu on va manger et encore moins vivre c est avec des billet qu ik soit vert bleu ou brun y sont les bien venue et sa c est pas rien qu au maroc demander aux americain du sud mais pas a ceux du nord eux il vous repondrons meme pas sauf si vous aver du nucleair la oui

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Visiter le site web : la guerrilla des billets : http://sans
28 septembre 2007 par tony mantana
> La sécheresse au Maroc met en cause la récolte de cannabis
je suis dkr , avec vous , je suis un mec de c’est environ j ve seulment ajouté qu’il ya d’autre douar qui récolte le cannabis d’une grande façon comme : oulad Atiya , boussfoul , hadarine , gafsay , el Hadarine , boutaHal... mais je croi qu’il sont obligé pcq ya pa d’autre solution pour vivre dans ses milieux. Pour plus d’info (des video qui montre les milieux ou se trouve le cannabiss é des vrai jeune ki le récolte) veuillez me contactez !!

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6 février 2007 par ANAS
  > La sécheresse au Maroc met en cause la récolte de cannabis
 
Le diplomate marocain a mis en exergue ces résultats extrêmement significatifs obtenus par le Maroc, alors que, comme l’indique le rapport, qui sera rendu public le 1er mars prochain, la production mondiale du cannabis a connu en 2006 une augmentation importante, particulièrement dans le continent africain.

http://www.albayane.ma/Detail.asp?a...

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  8 02 2007 par André Fürst
 
  > La sécheresse au Maroc met en cause la récolte de cannabis
 
La marijuana fait la fortune de l’Amérique US

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  Visiter le site web : Chanvre Info > Informations sur le chanvre > Informations internationales > USA : http://www.chanvre-info.ch/info/fr/La-marijuana-fait-la-fortune-de-l.html
  7 02 2007 par André Fürst
 

http://www.cannabis-helvetica.ch
http://www.swisshempshop.com