Le Web lance une cyber-guerre pour défendre WikiLeaks
"Operation Payback" : Anonymous, les pirates qui vengent Julian Assange et Wikileaks !
Dans un de mes derniers articles, j’avais expliqué que le site Wikileaks avait été piraté dès les premières diffusions de documents confidentiels sur Internet. Puis on a appris que Julian Assange était coupable de "Sexe par surprise".
Cette semaine, nouveau rebondissement dans cette affaire qui nous promettait une sorte de tsunami diplomatique.
Des pirates informatiques, qui se font appeler "Anonymous" (voir leur site Anon Ops et ici la version québecoise) ont pris la défense de Wikileaks en menant des attaques informatiques, comme l’explique leur communiqué. Leurs cibles : les sites des sociétés considérées hostiles à Wikileaks. IIs ont ainsi attaqué les sites de :
- la banque suisse PostFinancebancaires, qui "a gelé un compte bancaire de Julian Assange", précise 01net.
- Visa, PayPal et Mastercard qui ont suspendu les moyens de paiement à Wikileaks.
Ces sites, ils les considèrent comme leurs "jouets", comme l’indique ce message publié sur Twitter par l’organisation la nuit dernière :
L’Operation Payback ou Opération vengeance, "a généré de nombreuses coupures de services", rapporte 01net.
Les pirates ont aussi visé le monde politique. Ce jeudi, les Anonymous ont attaqué le site du gouvernement suédois (la Suède réclame l’extradition d’Assange) et celui de Sarah Palin, qui avait déclaré qu’Assange avait "du sang sur les mains", rapporte LeMonde.fr.
Et ce n’est pas fini. Les attaques vont "continuer", a promis un porte-parole des Anonymous à la BBC.
Les attaques consistent à rendre l’accès des sites impossible en les surchargeant, ou plus précisément en simulant des millions de visites qui font tout simplement "buguer". C’est ce qu’on appelle le "DDOS", une attaque par déni de service. "L’opération payback vise à bloquer le bloqueur", résume PCInpact.
Comme on peut le lire sur le site Anon Ops, la guerre est déclarée [le site est inaccessible depuis quelques heures] :
"The first serious infowar is now engaged. The field of battle is WikiLeaks. You are the troops."
- John Perry Barlow, co-founder of the Electronic Frontier Foundation.
« La première guerre informatique a maintenant débutée. Le champs de bataille est WikiLeaks. Vous êtes les troupes ».
L’originalité de ces attaques informatiques, c’est qu’elles peuvent provenir de n’importe où, n’importe quand.
Des "hackers", ou "pirates", il peut y en avoir des milliers, comme des centaines, comme une petite poignée... C’est quasi impossible de le savoir.
Wikileaks s’était fait pirater, maintenant c’est au tour de ses détracteurs bancaires. Chacun son tour.
Ce que tout cela nous apprend, c’est que l’argent virtuel, c’est bien peu de choses.
Un bug informatique, un court-circuit des réseaux, et pfffuitttt, tout peut disparaitre en quelques minutes, en un clic de souris.
Fou non ?
Elle était peut-être pas si bête que ça, l’idée de Cantona ?
On sera beau si un jour prochain nos comptes bancaires se vident comme ça, en deux temps trois mouvements.
Car il n’y aura aucun moyen de réparer ces erreurs, étant donné qu’il y a plus d’argent virtuel que d’argent réel (billets, lingots d’or...).
Je vous invite aussi à lire cet article du magazine "The Drone" Anonymous, operation payback., ainsi que cet article de l’Express, Haro sur Julian Assange et Wikileaks
Car à partir de maintenant, on pourra toujours parler de manipulation, il y a bien un moment où il va falloir ouvrir grand les yeux !
La balle est dans notre camp, sachons voir qui sont les bons des mauvais !
Personnellement, des gouvernements qui crient tant au scandale, qui font tout pour détruire cette personne, Julian Assange, pour empêcher la diffusion des documents en utilisant toutes sortes de propagandes alarmistes, je ne pense pas qu’il faille un bac +12 pour comprendre... que la censure est belle et bien présente !










