Le cannabis therapeutique doit faire partie de le révision partielle de la Lstup
Communiqué envoyé le 26 04 2005 aux membres des commissions Santé du parlement.
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Plusieurs partis politiques et des élus des deux chambres demandent une révision partielle de la LStup, des commissions élaborent déjà des propositions. L’objectif serait d’inscrire la politique des quatre piliers dans la loi en évitant les points polémiques qui ont entraînés le refus d’entrée en matière du Conseil National.
Le statut légal du chanvre serait au mieux gelé, au pire soumis à des contraintes administratives prohibitionnistes. Notre initiative populaire maintient ce débat ouvert mais il existe un aspect du dossier du chanvre qui ne peux plus attendre : l’usage thérapeutique. Il est immoral et contraire aux droits fondamentaux de priver des malades d’un produit qui peut les soulager ou participer à leur guérison.
Déjà reconnues dans de nombreux pays, ces pratiques restent illicites en Suisse alors que des milliers de patients y pratiquent l’automédication au chanvre. Les découvertes les plus récentes dans les domaines de l’artériosclérose, de l’Alzheimer, de l’inflammation de la vessie ou de la spasticité musculaire ne concernent pas les jeunes et les populations marginalisés. Le traitement des effets secondaires des chimiothérapies, le soin palliatif pour les malades en fin de vie, l’amélioration de l’appétit et de l’humeur des sidéens ne devraient pas non plus heurter la morale ou troubler l’ordre public.
Sclérose en plaques et autres maladies neuromusculaires, amputation et paraplégie, cancer, sida, hépatite, glaucome, soin palliatif en fin de vie, Alzheimer et autres maladies gérontologiques, tumeur au cerveau, anorexie et cachexie, sevrage d’alcooliques récidivistes, ces pathologies graves et faciles à identifier ne risquent pas de faire exploser le nombre de prescriptions abusives. Ce sont des maladies difficiles à simuler et où les effets secondaires du chanvre sont minimes comparés avec les souffrances soulagées et les dégâts des autres médicaments du traitement.
Une commission d’experts devra déterminer une liste restrictive de prescriptions, qui évoluera en fonctions des futures découvertes scientifiques. Les quantités cultivées et délivrées devront être soumises à un strict contrôle de traçabilité. Le mésusage et le détournement de chanvre peuvent être facilement détectés par le médecin, le fournisseur de chanvre et éventuellement les caisses d’assurances. La consommation publique serait proscrite. Une marge de tolérance devrait être établie pour la conduite automobile.
Deux systèmes de distribution peuvent être envisagés : la vente par correspondance sous prescription médicale ou la délivrance en pharmacie. Seuls les producteurs respectant un strict cahier des charges seraient habilitée à produire et délivrer.
A ces conditions, le chanvre thérapeutique doit être intégré dans la révision partielle de la LStup. Nous comptons sur vous pour intervenir en ce sens. Nous sommes à votre disposition pour finaliser des propositions concrètes.
Salutations chanvrières
Chanvre-Info
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