Le centre autonome agit contre les dealers
Berne ville. Des activistes du centre autonome en ont assez du deal grandissant sur la place devant. Hier soir ä 20 h un ultimatum se finissait un ultimatum, maintenant les activistes veulent chasser les dealers « Si possible sans violence pour éviter des débordements » comme ils l’ont expliqué dans un communiqué de presse. Violence et conflits ont augmenté « le problème du deal sur la place s’est massivement accentué » indique le communiqué - non pas sans reproche à la police. « La police n’arrive à rien malgré que ses activités se soient intensifiées », entre temps les razzias se vont presque chaque jour « malheureusement, malgré l’effort la réussite reste éphémère » et quand on aperçoit la police « il y a un stress ». L’augmentation massive des problèmes avec le deal de drogues survient « depuis la fermeture des magasins de chanvre de la ville », affirme le communiqué des usagers de la Reithalle. « Les fumeurs existent de toute façon, seulement le deal se passe ailleurs, au lieu des magasins contrôlables cela se passe au marché noir devant la Reithalle ».
Le deal de chanvre de retour dans la rue
La police communale ne veut pas commenter les reproches concernant ses interventions - sur la question du déplacement du marché, la police a fourni des réponses. Le cannabis est commercé entre autre dans les rues, sur la place devant la Reit et sur la place de Münster « mais cela a toujours été comme cela » selon la porte-parole Franziska Frey. On constate « une certaine augmentation » du deal dans les rues depuis la fermeture des magasins mais sans caractère dramatique. Entre autre, la police « n’a pas d’indication » concernant un remélange des marchés du cannabis et de la cocaïne dans la ville de Berne, disait Frey.
A propos du mélange des marchés, les experts ont un avis complètement différent. Le directeur de l’Office des drogues Contact Netz de Berne Jakob Huber, se plaint d’un mélange très inquiétant des marchés du chanvre et de la coke - ce qui démontre exemplairement, comme « la répression peut aussi aggraver la situation » selon Huber (voir Bund 15.10). Des indications me parviennent que depuis la répression contre les magasins du chanvre, le commerce de drogues douces se mélange avec les drogues dures, concrètement devant la Reithalle, nous répond Regula Müller la Coordinatrice de la politique des drogues de la ville de Berne. « Mais je ne vois pas encore », à quel point la tendance est réellement alarmante - pace qu’on ne sait pas encore si les dealers de coke en proposent directement aux acheteurs de chanvre. Mais cela serait « vraiment grave » - et cela pourrait tout à fait arriver d’autant plus « qu’à Thun ce problème se manifeste déjà », explique Müller. Entre autre, Müller nous présente la situation bernoise comme « relativement normale ». La scène des consommateurs est stable, la scène des dealers a légèrement baissé dit-elle.
Der Bund 13 11 04











