Le chanvrier s’est rendu
ROCHE-D’OR (JU)- L’horticulteur absent lors de la perquisition policière s’est présenté de lui-même aux autorités. Après avoir admis les faits, il a été remis en liberté. L’enquête se poursuit.
Un des locataires de la culture de 700 plants de cannabis découverte le 19 mai dernier dans les combles de l’ancienne douane de Roche-d’Or (JU) s’est présenté aux forces de l’ordre. "Il a admis être l’auteur de cette plantation, en précisant qu’il en était à sa première expérience", indique Michel Saner, chef de la police judiciaire. Selon les enquêteurs, le propriétaire du site, domicilié en Suisse alémanique, ne serait pas impliqué dans cette affaire.
Le site bénéficiait d’un système sophistiqué d’irrigation et de ventilation. L’installation d’hydroculture était des plus modernes. Des conduites électriques de 380 volts avaient été tirées, qui favorisaient l’ensoleillement artificiel diffusé par des lampes halogènes. Autre aménagement pour que, de l’extérieur, on ne puisse déceler l’odeur de "chichon" : le conduit de la cheminée avait été élargi à 40 cm, favorisant ainsi une aération par le haut. Le revenu de cette culture, si l’on tient compte de quatre récoltes par an, est évalué à plus de 1,5 million de francs.
Le producteur a été remis en liberté et l’enquête se poursuit. Le bâtiment perquisitionné est d’un point de vue stratégique merveilleusement situé : à trois mètres de la frontière et à une dizaine de mètres de la route exclusivement sur territoire français qui relie Montancy à Montursin.
Comme il n’y a pas d’accès carrossable de la Suisse, le va-et-vient des locataires et des hôtes de l’ancienne douane suisse se faisait... par la France.










