Verra-t-on voler les Virgin Atlantic Airlines au chanvre ?
Richard Branson pense que le biocarburant représente le futur dans les carburants en général et que dans les 30 ans à venir il remplacera les carburants fossiles.
Au sommet mondial d’Abu Dhabi, Richard Branson a déclaré que sa flotte d’avions de Virgin Atlantic Airways utiliserait les biocarburants produits à partir des déchets végétaux.
Dans un interview donné au reporteur de Reuters, il a dit qu’il cherchait des carburants alternatives et que même il allait construire des usines de production d’éthanol à partir des déchets végétaux. Il pense que le futur des carburants réside justement dans cette technologie écologique qui devrait remplacer les carburants conventionnels dans les 20 à 30 ans à venir.
L’idée de produire les biocarburants à partir de la biomasse de déchets n’est pas nouvelle mais c’est seulement dans les dernières années qu’elle a une forme réalisable. Dans les pays du sud, où il est possible d’obtenir deux récoltes annuelles, cette question n’était pas si "chaude" que dans le Nord. Le Sud pourrait couvrir sa demande de carburants par les récoltes locales traitées traditionnellement pour en obtenir l’éthanol utilisable comme carburant (par ex. le Brésil). La prochaine génération des biocarburants serait plus économiquement avantageuse pour les pays du Nord.
Au lieu de fabriquer le carburant à partir du sucre ou des grains qui représentent seulement une moindre partie de la plante, on commence à construire de nouvelles usines pour convertir la biomasse des plantes entières en carburant. (Dans le cas de biocarburant ,l’huile étant pressée à partir des grains et le reste de la plante est considéré comme déchet). L’automne dernier, la société canadienne Iogen a inauguré la première usine au monde qui utilise les déchets de paille fournis par les fermiers du coin comme matière première pour en faire l’éthanol par un procédé de fermentation. La nouveauté de ce procédé consiste dans l’utilisation des enzymes génétiquement modifiés qui sont devenus financièrement accessibles.
On les utilise pour la fabrication d’éthanol par un procédé de fermentation de cellulose contenue dans la paille. La société Shell Oil a investi 46 millions de dollars afin de finaliser une usine encore plus grande qui devrait être prêt en 2008. Cette usine devrait produire 200,000 tons d’éthanol par an avec un coût estimé à 1,3 dollars/gallon.
En Allemagne la société Volkswagen finance Choren Industries, qui développent un procès de synthèse du diesel de première qualité à partir de la cellulose des arbres et de paille. Les voitures dans le quartier général de Volkswagen à Wolfsburg utilisent déjà le carburant produit par Choren et une usine de production commerciale devrait commencer à produire en 2007. D’après les représentants de Volkswagen, cela diminuera d’une manière considérable le besoin de surface de terres agricoles pour la production de biocarburants.
Bushka Bryndova









